"Gaa" met en lumière ce que les fans savaient déja
Adaptation libre du texte de Simon Mac Murdo
Après un premier opus prometteur, "Ummo Uxa", et sa réussite sur le site Sellaband, AIOIA, un groupe hors du commun, passe à une nouvelle phase de sa carrière. Après avoir peaufiné un son tout neuf, avoir visé un public encore plus large tout en comblant ses fans, AIOIA présente "Gaa", une œuvre des plus remarquables dans l'histoire de "Sellaband".
très lent, des sonorités intenses et sombres, avant de nous conduire naturellement sur le remarquable "Don't Give Up Your Mind". Là, Kinnie prend la suite de Stéphane, en interprétant un morceau de bravoure dont la profondeur va s'accentuant, tandis que des voix mystérieuses l'accompagnent jusqu'au point culminant. L'éblouissant couple piano-voix est un des moments les plus forts de l'album, chaque musicien bonifiant l'interprétation de l'autre avec bonheur et perfection.
Un peu comme le faisait "Groom Lake Secrets" pour "Ummo Uxa", "Mars Insiders" est un bon exemple des sonorités expérimentales, sombres, complexes et innovantes du groupe. Maniant les techniques de déformation de la voix, ainsi qu'un jeu de piano très appuyé, c'est à coup sûr un titre difficile à comprendre et apprécier dès la première écoute, mais après un peu d'attention, sa beauté et son éclat sont comme une évidence, et ce grand titre est absolument incontournable, grâce notamment à la puissance de l'interprétation.
Mais si un seulement devait être diffusé sur les ondes, pour faire découvrir le potentiel d'AIOIA, ce devrait être le très convaincant "The Earth Is Dead". En effet, là nous sommes éblouis durant cinq minutes par de la pure musique Aioienne; les guitares saturées, le son rock, la mélodie parfaite, tout contribue à mettre en lumière le talent dont a fait preuve le groupe avec "Gaa", talent dans la construction musicale, et talent encore dans les riffs obsédants qui restent en tête des jours entiers.
Pour clore l'album de façon magistrale, le groupe invite Lori Greco. La profondeur et la séduction si particulière que sa voix apporte à "Garden In The Sky" sont en accord parfait avec Kinnie. Le duo fonctionne sans effort, et assure chaque note avec passion. Assurément, l'album ne pouvait pas se terminer de meilleure manière.
Depuis la découverte de l'album "Ummo Uxa", AIOIA nous laissait espérer de grandes choses pour le groupe et sa musique. "Gaa" le nouvel opus ne fait que répondre avec succès à cette attente. Tout le talent déjà découvert dans le premier album n'a fait que se confirmer et se développer admirablement pour AIOIA, un groupe simplement serein et attentionné, qui propulse la musique rock vers de nouveaux sommets.
LA performance vocale de Kinnie vient avec le titre suivant, "Angel's tears". La structure n'est pas habituelle, et touche à la fois aux ambiances "slow tempo" et à celles du "mashup". Moins facile à la première écoute, l'auditeur ne peut s'empêcher de jouer le titre en boucle, tant les lignes mélodiques et les chants sont superbes. Cette chanson va sans doute rester comme un grand classique d'AIOIA. Les notes de piano portent le titre à quelque chose de plus fort qu'une simple ballade, mais bien à une sorte de perfection, qui nous permet de frôler la beauté et l'émotion.
Le "métal" revient avec "Ur 9/11", allusion directe aux fameux événements. Le texte a la part belle, mais la musique est pour le moins "présente" avec l'appui musical d'un groupe soudé et tout à fait dans le respect du genre. En amenant l'album sur une orientation radicalement nouvelle, AIOIA réussit un pari risqué, et réalise un titre fondamental dans la progression de l'album.
Kinnie relève encore le défi avec le magnifique "Spy fly". L'atmosphère qui fait penser à l'ouverture de l'album retourne au calme, à la mélancolie, et à l'envoutante voix de sirène. Comme dans la plupart des titres de "Gaa", "Spy fly" profite d'incroyables arrangements et d'une très belle section de cordes aux crescendi épiques.
"Haarpsychord" nous fait découvrir une autre nouvelle chanteuse, Gisel de Marco qui apporte sa contribution sur un titre acoustique. Les cordes déjà mentionnées, appuyées par une batterie intense, propulse la chanson au sommet, pour soudain la faire redescendre vers la simplicité d'un duo en acoustique. Les changements de rythmes tiennent l'auditeur en haleine, tandis qu'AIOIA tente de nouvelles expériences, alternant ses propres sons et de nouvelles influences. "Haarpsychord" est un fabuleux morceau de musique, qui se devait d'être sur la route d'un groupe tout simplement en pleine maturité.
Ambiance encore, avec "Come Along Amazon", qui comprend un impeccable solo de Dji. La chanson explore sur un tempo
Album fort, avec ses compositions soignées et interprétations talentueuses, "Gaa" conforte à coup sûr AIOIA vers le succès. Cette nouvelle production renferme des titres aux ambiances encore plus éclatantes, et marie avec bonheur des sons typiquement "rock progressif " avec des touches plus personnelles dont le groupe a le secret.
Le choix du premier titre est toujours une tâche délicate dans la conception d'un album. Il faut une chanson capable d'attirer l'attention de l'auditeur, de piquer sa curiosité pour la retenir si possible jusqu'à la fin de l'album. A la fois léger et facile d’écoute, "Crop circles" prend toute son ampleur avec la découverte de la superbe voix de Kinnie Lane ; ce titre apparaît comme une évidence pour ouvrir la nouvelle œuvre de AIOIA.
Autre nouvelle chanteuse (et invitée) parfaitement mise en valeur, Natalia Safran fait une heureuse apparition dans "Cool down". A bien des égards, ce titre est proche de "Crop circles", mais comprend en plus, un impressionnant duo (Kinnie et Natalia) dont la puissance qui monte crescendo, pousse l'album vers de nouveaux horizons.
"Andropon" opte pour des accents plus durs, avec des tonalités "rock" voire "métal", et introduit également la voix masculine de l'album (Stéphane Sarrazin), qui interprète en solo avec autant de charme et talent que Kinnie. "Gaa" met en lumière ce que les fans savaient déjà, avec AIOIA assurément les voix ne sont pas en reste.
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